Mécanismes de confiance

Ce qui distingue un savoir gouverné d’un corpus branché sur un LLM.

Six mécanismes livrés et testés côté serveur, qui répondent chacun à une question qu’une direction finit toujours par poser : qui l’a décidé ? est-ce encore vrai ? qui l’a reçu ? est-ce que ça marche ? peut-on revenir en arrière ? qui peut voir quoi ?

1 · Qui l’a décidé ?

La décision reste humaine.

Approuver une connaissance puis la publier sont deux décisions humaines distinctes. Chacune ne vaut que pour ce que le responsable a réellement examiné, ne peut être ni réutilisée, ni produite par un modèle ou un agent, et reste traçable.

  • Un modèle ou un agent ne peut ni approuver ni publier
  • Un contenu modifié après examen exige une nouvelle décision
  • Deux approbations concurrentes : une seule peut aboutir
  • Qui a approuvé et qui a publié sont deux faits distincts, tous deux conservés

Livré et testé côté serveur Parcours de signature du responsable en qualification

Agent ou LLMpropose Responsableexamine, décide, motive acceptée publiée décision 1 · approuver décision 2 · publier ✕ approuver✕ publier

2 · Est-ce encore vrai ?

Le savoir ancré, conscient de sa propre péremption.

La plupart des bases de connaissances servent indéfiniment ce qu’on y a mis. Dans Open BrAIn, chaque connaissance se souvient des versions de sources sur lesquelles elle a été décidée. Le monde change ? Elle le sait.

Source v1document de référence Connaissance décidéeancrée sur la source v1 Source v2 publiéeou révision externe signalée À revoiravertir ou retenir, selon la politique Date de revue atteintemême effet, sans nouveau document Tâche de revue ouverte pour les gestionnaires, sans révéler le contenu

Avertir ou retenir

Selon la politique du domaine, la connaissance reste servie avec un avertissement visible, ou elle n’est plus servie tant qu’un humain ne l’a pas revue.

Une échéance explicite

Une source peut porter une date de revue. Une fois cette date passée, les connaissances décidées sur elle ne sont plus présumées valides, même si rien n’a changé.

Des tâches discrètes

Les gestionnaires sont prévenus par des tâches qui ne divulguent pas le contenu concerné à qui n’a pas le droit de le lire.

Livré et testé Les connecteurs vers des systèmes externes et l’analyse de ce qui a changé d’une version à l’autre sont en conception.

● Écrans réels du mode connecté

Ce que voit l’utilisateur, ce que voit le responsable

Une nouvelle version de la procédure d’escalade a été déposée. La réponse continue de citer le passage décidé, puisque la politique du domaine est d’avertir, mais elle affiche clairement : « À revoir depuis la version 1 : nouvelle version du document source observée ». Côté responsable, le dossier « Savoir à revoir » liste la connaissance et propose de préparer sa revalidation. Revalider, corriger ou retirer passe par une proposition, puis par une décision.

Dossier Savoir à revoir : une procédure signalée à revoir après une nouvelle version de sa source
Le dossier « Savoir à revoir ». Politique du domaine : avertir.
Réponse citée dont la connaissance est signalée à revoir, avec sa preuve
Une réponse honnête sur son propre état. Le passage est cité, la preuve est consultable, et l’avertissement « à revoir » est affiché. Domaine fictif « Norvane », servi par le cœur natif.

3 · Qui l’a reçu ?

Le secret ne sort pas, et ses livraisons laissent une trace.

Trois classes de confidentialité : public interne secret. Le secret n’est servi qu’aux applications que l’entreprise a déclarées internes, et Open BrAIn ne l’envoie jamais lui-même à un modèle externe. La barrière s’applique quel que soit le chemin d’accès et se ferme en cas de doute.

Les livraisons de contenu secret par les principales opérations sont journalisées : qui, quand, par quel client, quelle source, sans jamais en stocker le texte. Le responsable peut poser les deux questions par lesquelles commence tout litige sur un secret d’affaires : qui a reçu ce secret ? et qu’a reçu ce membre ?

Ce journal documente les « mesures de protection raisonnables » qu’exige la protection du secret des affaires (directive (UE) 2016/943). C’est un appui technique, pas un avis juridique.

Livré et testé Quelques vues (listes de sources, avis d’experts, liens de tâches, reçus de décision, graphe, campagnes) ne sont pas encore journalisées, et aucune durée de rétention n’est encore définie.

Public Interne Secret clients internes déclarés ✕ modèle externe ● livraison journalisée

● Écran réel du mode connecté

Le dossier « Confidentialité »

Le responsable consulte le journal des lectures du secret : qui, via quel client, pour quelle opération (réponse à une question, passage de la source, élément publié) et quelle source. Le texte du secret n’apparaît jamais dans le journal.

Domaine fictif « Norvane » : la spécification de serrage d’une bride y est classée secrète.

Dossier Confidentialité : clients internes et journal des lectures du secret
Journal des lectures du secret. Thème sombre.

4 · Est-ce que ça marche ?

La banque de questions : le domaine passe ses examens.

On constitue une banque de questions de référence, avec pour chacune la réponse attendue, ou l’abstention attendue. Une campagne rejoue la banque sur le savoir publié et mesure :

  • les réponses justes
  • les abstentions justifiées : savoir dire « je ne sais pas »
  • les citations encore valides à la version servie
  • les régressions par rapport à la campagne précédente, qui ouvrent une tâche

Chaque taux affiche son dénominateur. Aucun modèle n’est appelé. La même mécanique mesure un assistant tiers à partir de ses réponses enregistrées.

À lire sur la capture. Six questions exécutées, six réussites, et les deux abstentions attendues sont correctes. Pourtant, la validité à la révision tombe à 3 sur 4 : une réponse cite encore la procédure d’escalade, dont la source vient de changer. La banque a vu ce que le savoir ancré signalait.

Livré et testé

Dossier Banque de questions : mesures d’une campagne avec leurs dénominateurs
Une campagne réelle sur le domaine fictif « Norvane ». Écran du mode connecté.

5 · Peut-on revenir en arrière ?

Corriger sans effacer, rejouer à l’identique.

Journal immuable

Chaque décision est conservée, y compris pour un administrateur. L’historique est une preuve, pas un brouillon.

Compensation

On annule l’effet d’une publication par un nouveau changement, revu et publié à son tour. Si quelqu’un a modifié le même élément entre-temps, la correction le détecte et demande une révision.

Rejeu

L’état publié peut être reconstruit à partir du journal, à l’identique, sans révéler ce que l’appelant n’a pas le droit de voir.

Livré et testé

6 · Qui peut voir quoi ?

Des droits vérifiés à chaque lecture, et à la publication.

Chaque organisation est strictement isolée des autres. Les droits sur une source sont vérifiés à chaque lecture, y compris pour les réponses historiques. Ils sont vérifiés une dernière fois au moment de publier : une connaissance dont une preuve a été révoquée entre-temps ne peut pas être publiée. Chaque changement d’accès à une source est historisé, avant et après.

Un lecteur consulte la proposition, sans pouvoir décider
Rôle Lecteur. La proposition et sa preuve sont visibles ; les décisions ne le sont pas.
Changement de rôle motivé par l’administrateur
Changer un rôle. Une raison est exigée, et la trace va au journal.

Livré et testé